Les premières influences sur Henri Matisse

Les premières influences de Matisse étaient particulièrement traditionnelles et académiques de nature, avec un jeune Henri enseigné par les très respectés William-Adolphe Bouguereau et Gustave Moreau. Ce type d'enseignement pourrait aider à expliquer pourquoi les palettes de couleurs vives que nous associons tous à Matisse ne sont pas apparues plus tard dans sa carrière. Les compétences techniques que l'artiste a acquises ici le prépareraient pour la vie, mais il ne resterait pas fidèle aux mêmes styles artistiques que ses maîtres préféraient.

Matisse a réussi à maîtriser tout ce qu'on lui demandait de ces deux noms célèbres. Les natures mortes et les scènes de paysage l'ont aidé à apprendre son métier et à convaincre ses tuteurs de son potentiel. Il est également connu pour avoir étudié le travail de Jean-Baptiste-Siméon Chardin, Nicolas Poussin et Antoine Watteau durant cette période. Certains des styles les plus modernes à avoir attiré son attention étaient les peintures de Manet et aussi une pléthore d' art japonais.

Ce jeune homme intelligent était capable de suivre plusieurs voies ou professions différentes mais a finalement décidé que l'art était la bonne voie pour lui.

Un autre artiste remarquable était Chardin, qui a impressionné Matisse lors de ses fréquentes visites au Louvre. Il s'assied en admiration devant plusieurs pièces de ce peintre français, en faisant ses propres copies à plusieurs reprises.

Chardin lui-même est considéré comme un artiste particulièrement doué spécialisé dans les natures mortes, bien que son héritage ne puisse être considéré comme aussi percutant que celui de Matisse. Cela dit, figurer en si bonne place au Louvre à Paris est la preuve suffisante d'une solide réputation artistique dont il continue de jouir aujourd'hui.

Au cours des années suivantes, l'artiste cherchera d'autres inspirations et idées au-delà de ce qu'il avait trouvé à Paris. Le peintre australien John Russell lui présenterait le travail des impressionnistes de manière beaucoup plus détaillée qu'il n'avait été exposé auparavant. Cela a contribué à développer sa compréhension de la couleur, quelque chose qui deviendra plus tard une signature de son propre style.

C'est aussi à cette époque qu'il commence à égayer son travail et à se rapprocher des mouvements artistiques modernes auxquels il est désormais le plus étroitement associé.

Vers la fin du XIXe siècle, Matisse se rendit à Londres au Royaume-Uni afin de parcourir leurs impressionnantes collections d'art. De nombreux impressionnistes avaient déjà fait le même parcours et c'est Camille Pissarro qui recommanda spécifiquement cette ville comme hôte de nombreuses collections d'art.

Le travail de William Turner, qui avait auparavant inspiré Monet lui-même, intéressait particulièrement Matisse et très peu d'entre eux pouvaient être trouvés en dehors du Royaume-Uni à ce stade. Il aurait également un voyage dans plusieurs îles italiennes afin de continuer à développer son esprit artistique. En fait, Turner lui-même avait fait un voyage similaire plusieurs années auparavant.

Collection d'art d'Henri Matisse

Henri Matisse, comme beaucoup de ses collègues artistes à travers les siècles, a consacré beaucoup de temps, d'efforts et d'argent à la constitution d'une collection d'art. Les artistes choisiraient normalement des articles qu'ils appréciaient plutôt que d'espérer un profit ultérieur. Le but principal serait l'inspiration pour leur propre carrière - quelle meilleure façon d'étudier vos peintres ou sculpteurs préférés qu'en ayant accès à certains de leurs travaux quand vous le souhaitez.

Comme indiqué précédemment, Matisse appréciait l'art à partir d'une variété de mouvements et sentait qu'il pouvait apprendre de chacun de différentes manières. Sa collection deviendra également un mélange d'influences, reflétant son esprit curieux.

La passion était également un moteur clé, Matisse était même prêt à s'endetter de temps en temps pour acquérir ses pièces préférées. Sa collection a également changé continuellement, passant parfois de la vente de pièces afin de financer de nouveaux achats. Certains des objets les plus remarquables qui lui ont appartenu à un moment ou à un autre comprenaient une sculpture de Rodin, une peinture à l'huile de Gauguin, un dessin de van Gogh et, plus célèbre encore, les Trois Baigneuses de Cézanne. Beaucoup considéraient Cézanne comme l'artiste ultime de l'artiste et c'était tout à fait le cas du point de vue de Matisse.